ATELIER ORGUE DE BARBARIE

Je me propose, modestement, à travers ces quelques lignes, de vous faire découvrir le monde “obscur” et merveilleux de l'orgue de barbarie.

Après avoir effectué un stage chez un “facteur d’orgues”, je me suis décidé à me lancer dans l’aventure. N’ayant qu’une très vague notion du travail artisanal, il a bien fallu que je me familiarise avec des machines (tour à métaux, rabot-dégau, fraiseuse...) des matériaux (bois, cuir et de pas mal d’autres choses) et surtout le vocabulaire qui va avec. Mais bon comme disait ce bon vieux Sénèque “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Et c’est ainsi que jour après jour, mois après mois et d’espoir en désillusions, j’ai enfin (un an quand même) réussi à concrétiser ce rêve. Bien sur, il faut rester modeste et je ne prétend pas rivaliser avec le savoir-faire des Artisans de l’art, mais enfin !

Pour information, un orgue en état de marche représente plusieurs centaines de pièces diffèrentes, qu’il faut façonner, assembler, décorer et accorder. Les différentes photos qui illustrent cette page, représentent les différentes étapes de la construction.

Ce qu'il faut savoir...

L’orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent de la famille des orgues. L’origine de son nom n’est pas définie, il pourrait venir de sa sonorité, moins noble que celle des orgues d’église.

L’orgue de Barbarie se compose, schématiquement, d’un système de soufflet, d’une boîte à vent, d’un ensemble de mécanismes destinés à amener le vent jusqu’aux tuyaux qui produisent le son. Ces mécanismes sont commandés par un organe mobile, pouvant être changé à volonté, qui comporte la mélodie «programmée» : cylindre, carton perforé, etc.

Une manivelle actionnée par le «musicien» fait à la fois fonctionner le soufflet, la progression du carton et les mécanismes correspondants. D’autres mécanismes annexes peuvent actionner simultanément des percussions (tambours, tambourins) ou des personnages animés. Selon le principe de l’orgue, les sons sont produits par le passage du «vent» produit par le soufflet, dans des tuyaux correspondant chacun à une note.

Ce ne sont pas les doigts du musicien qui actionnent les touches, mais un système mécanique, suivant le carton perforé, qui représente la partition (un trou est égal à une note).

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